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L'arbracigogne
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29 janvier 2018

Des archives, des modèles, des graphismes

   Entre 2012 et 2014, j'avais écrit une dizaine d'articles sur les archives du tricot vintage en prenant dans mes très nombreuses archives papier.
   Recherchant les modèles anciens, refaisant les grilles, traquant les informations historiques. C'était pour l'excellent blog "In the Loop" qui a fermé ses portes depuis un bon moment.

   Ses créatrices l'ont néanmoins laissé en ligne(merci à elles) et sans devoir tout recopier sur mon blog, je vous donne ici les liens vers les différents articles si vous voulez les lire et en profiter:



Mon ouvrage 1928


Le petit écho de la mode 1937


La mode illustrée 1913



France mode 1890


Le journal des demoiselles 1839


Le conseiller des dames et des demoiselles 1865


Mon ouvrage 1938


Revues de 1936 et 1953


Revue et publicités 1954


Les années 1930




28 mai 2015

Oberkampf et la toile de Jouy

Un nouveau livre à prix abordable vient d'être publié par Etienne Malet avec une préface d'Eric Orsenna.

L'auteur est le président de l'association des amis du Musée de Jouy-en-Josas et le sous-titre en est évocateur :

vivre pour entreprendre : Journal de l'inventeur de la Toile de Jouy (1738-1815)

Voir le livre sur Amazon

03 avril 2015

Joyeuses Päques - un voyage vers l'Est


Ces jolis œufs sont des dessins d'origine polonaise mais je voudrais profiter de Pâques 2015 pour vous faire peut-être découvrir les superbes réalisations des œufs décorés de l'Ukraine.

Le site que je vous propose d'explorer est en anglais, les histoires que son auteur racontent sont d'autant plus intéressantes (l'anglais y est très lisible) que malheureusement, même si ces jours derniers l'actualité est passé à d'autres sujets, l'Ukraine n'en a pas fini avec la guerre.
Nous avons donc une pensée émue et chaleureuse pour les habitants de ce pays loin de chez nous.


Au départ, il s'agit d'un petit livre complètement épuisé et que l'auteur du site nous permet de retrouver en intégralité. L'auteur de ce livret est:Binyashevsky.

L'histoire de ce livret :


Le livret lui-même et les dessins :


Mais le site lui-même est extrêmement riche sur tout ce qui concerne les œufs décorés (pysansky) avec les méthodes, des collections actuelles ...
La seule façon de s'y retrouver, c'est la page index conçue par l'auteur et que je vous laisse explorer au fil de vos clics.


Vous verrez dans ces illustrations que de l'Ukraine aux USA les mêmes motifs traditionnels, ceux que nous utilisons en patchwork sont bien identiques.


Et puisque nous sommes au printemps  - on espère même Pâques au balcon! Quelques tulipes :


Et des tulipes pour le patchwork il y en a aussi, modestement,  sur le blog de la délégation 35:


et beaucoup plus largement sur celui de la délégation 31:

 https://quilteuseforever.wordpress.com/2015/04/02/nifty-tulips1/



Joyeuses Pâques à mes lectrices.

13 août 2014

Un patchwork "trésor" dévoilé


 La courtepointe de 1718

Susan Briscoe publie un livre (à paraitre en septembre) sur ce patchwork traditionnel anglais daté de 1718;

Le livre détaille toute l'histoire de cet ouvrage, historique et technique et vous permettra éventuellement de le reproduire. L'auteur (préface de Kaffe Fasset) y détaille non seulement les techniques traditionnelles anglaises de l'époque (mosaïque sur papier - comme les jardins de grand-mère) mais aussi les moyens plus modernes de reproduction.


Ce patchwork est l’ouvrage britannique le plus ancien connu avec cette technique. Il a été acheté par la famille Brown of Aldbourne au XVIIème siècle et est resté dans la famille jusqu'à son exposition au Quilt Museum de York.

On trouve à l'arrière des pièces encore de nombreux papiers et lettres découpées. Tous les tissus utilisés à l'époque étaient des tissus de vêtements de récupération. On en dénombre près de 120 dont le plus ancien a été daté de 1640.

Vous pourrez précommander ce livre à votre libraire ou le trouver en ligne : en cliquant ici, tous les détails.



01 août 2014

La Comtesse de Ségur

Aujourd'hui Google nous rappelle qu'il y a 215 ans naissait la comtesse de Ségur.
J'ai bien peur que les enfants ne lisent plus ses livres et, si j'en crois les liens proposés par le-dit moteur de recherche, il n'y en a que pour un dessin animé.


En pourtant, vous souvenez-vous de la boite à ouvrage des Malheurs de Sophie?




La boîte à ouvrage
Quand Sophie voyait quelque chose qui lui faisait envie, elle le demandait. Si sa maman le lui refusait, elle redemandait et redemandait jusqu'à ce que sa maman ennuyée, la renvoyât dans sa chambre. Alors, au lieu de n'y plus penser, elle y pensait toujours et répétait :
"Comment faire pour avoir ce que je veux ? J'en ai si envie ! Il faut que je tâche de l'avoir."
Bien souvent, en tâchant de l'avoir, elle se faisait punir ; mais elle ne se corrigeait pas.
Un jour sa maman l'appela pour lui montrer une charmante boîte à ouvrage que M. de Réan venait d'envoyer de Paris. La boîte était en écaille avec de l'or ; le dedans était doublé de velours bleu, il y avait tout ce qu'il fallait pour travailler et tout était en or ; il y avait un dé, des ciseaux, un étui, un poinçon, des bobines, un couteau, un canif de petites pinces, un passe-lacet. Dans un autre compartiment il y avait une boîte à aiguilles, une boîte à épingles dorées, une provision de soies de toutes les couleurs, de fils de différentes grosseurs, de cordons, de rubans, etc. Sophie se récria sur la beauté de la boîte : "comme tout cela est joli ! dit-elle, et comme c'est commode d'avoir tout ce qu'il faut pour travailler ! Pour qui est cette boîte, maman ? ajouta Sophie en souriant, comme si elle avait été sûre que sa maman répondrait : C'est pour toi.
- C'est à moi que ton papa l'a envoyée, répondit madame de Réan."



06 janvier 2014

Archives tissus (suite)

Cet article fait suite à celui-ci et il se trouve qu'un sujet parallèle vient d'être publié sur le blog des abeilles.
Là-bas, on se lamente sur la baisse de qualité de ces tissus repro d'anciens vendus fort chers mais dont les couleurs palissent très vite.
Les renseignements supplémentaires que je cherchais sont maintenant disponibles.

Les tissus d'archives


L’exposition du Musée d'impression sur étoffes de Mulhouse dont je parlais a donc eu lieu en 1997. Mais malheureusement, le musée, n'a aucune archive en ligne si ce n'est l'affiche.


La collection était celle de Mme Gaby H. Burkert mais, cette dame semble décédée depuis 2009 et je ne trouve aucune mention de sa collection sur les sites de quilts américains.
A cette époque, sans logiciel de dessin de quilt ni d'APN, il ne me reste à vous faire partager que deux cartes postales des quilts.

Touching Star with chintz border, vers 1820-1830

Plantation sampler quilt , mid XIXth century
Comme le précisait Mme Burkert lors de cette exposition et en regard des catalogues de tissus du musée, on retrouvait dans ces quilts des étoffes de coton datées de la fin du XVIIIème siècle.
Si cela peut vous intéresser pour vos dessin de patchwork type anciens, j'avais fait quelques croquis de blocs, remis ensuite au propre et soigneusement conservés dans mes gros classeurs:



L'impression numérique


Dans l'un des commentaires de l'article de Katell, une lectrice parle de tissus imprimés par passages sur de multiples rouleaux, chacun imprimant une couleur différente. C'est la méthode traditionnelle mais dans mon précédent article, c'est de l'utilisation de l’impression numérique dont je parlais car elle me semble une bonne solution pour ré-imprimer et ré-utiliser les trésors de nos archives françaises.

Depuis quelques mois, la région Alsace essaye de développer un label pour ces entreprises du secteur textile. Voir l'article du journal l'Alsace.

Il existe aussi cette entreprise : Alsatextiles qui fait justement de l'impression numérique à façon.

C'est une petite entreprise mais dont on commence à parler  (voir cet article de journal) et qui peut aussi se visiter (lien).

Voila, les informations que j'ai pu réunir sont à votre disposition...qui permettra pour la première fois d'utiliser dans un quilt de beaux tissus imprimés en France?

11 décembre 2013

Cachez ces "Germains" que nous ne saurions voir!

Une des choses que j'ai apprise en fréquentant les machines à coudre anciennes et les publications qui s'y référent, c'est l'habitude constante entre la fin du XIXème et la seconde guerre mondiale, de cacher aux clients français la provenance allemande des produits vendus.
A cette époque, la Prusse et la Rhénanie-Westphalie ont des nombreuses usines métallurgiques et une production de haut de gamme.
La qualité est au rendez-vous mais la haine de l'Allemagne depuis la guerre de 1870 et le rattachement de l'Alsace-Lorraine empêcherait toute vente d'un produit qui viendrait de "l'ennemi".

A cette époque tout est bon pour faire croire à une production française : faux dessin d'usines sur les catalogues


Les deux-en-têtes de factures sont du même imprimeur et probablement du même graveur. Ni Bourg en Bresse (Ain), ni Morteau (Jura) n'eurent jamais de telles usines!

...machines rebaptisées sous un nom français voir carrément franchouillard, nom " américano-anglophone"...
Machine "La Marseillaise" - production Naumann
Machine "la Gauloise" - production probable Haid & Neu
 
Production Wertheim
Je viens d'acheter un superbe petit catalogue de 1902 des cycles "Peerless" - ce qui signifie "sans égal" .

Je ne résiste pas à l'idée de vous montrer ce magnifique vélo pour dame et ecclésiastique! On peut y ajouter des garde-boue en bois (les jantes aussi sont en bois) et un carter en celluloïd pour protéger longues jupes et soutanes, pas de changement de vitesse et les freins sont en option.


Dans les vingt pages de présentation de ces beaux vélos, absolument aucune mention de leur provenance mais ....il y a un mais!
On y précise qu"un catalogue de machine à coudre existe et qu'il peut également être envoyé sur demande. 


Une gravure montre cette machine sans cacher son nom (le catalogue s'adresse à des revendeurs et non au grand public) : c'est une machine Göricke:
 Et voila la solution : les jolis vélos "Peerless" et leurs pneus "Le Gaulois" viennent en ligne directe de l'usine Göricke de Bielefeld;
Cette marque dont la première usine fut créée par Auguste Goricke en 1874 a produit des machines à coudre, des vélos et des motocyclettes jusqu'en 1985.
Donc, un avis aux collectionneurs...ne jamais s'arrêter au nom de vente pour  identifier une machine ancienne.

12 juin 2013

Poésie "domestique"

Dans un récent article de son blog "Ouvrages de dames", Sylvaine vous montrait un exemple de poésie publicitaire pour du fil à coudre : à voir (et à se"délecter") ici.

Les machines à coudre du début du siècle dernier bénéficiaient aussi de ce type de vers de mirliton!
Cette poésie, dont l’auteur était M. Paul Giros, Ingénieur des Arts et métiers et de l'Ecole centrale, se trouvait sur toutes les publicités de l'usine d'Ancerville (Meuse). Un patron qui s'implique à ce point ça existait même avant la pub TV!
Voici un tampon d'imprimerie des affiches :

et le poème :

A la jeune fille

Gentille fée à la main fine,
Si tu veux ménager tes jolis petits doigts,
Il te faut coudre à la machine.
Demande, demande, tu le dois,
Et tu réussiras, coquette,
A mettre dans un bas des sous petits et gros
Pour t'offrir le jour de ta fête
Ce merveilleux bijou : la machine "GIROS".





19 mai 2013

Machines à coudre anciennes

 N'est-elle pas splendide cette gravure?

Éditée fin XIXème, dans la notice d'emploi d'une machine à navette transversale vendue sous le nom de "La Voyageuse n°6bis" par la maison D.Bacle de Paris. la machine est une importation allemande de l'usine Clemens Müller. Elle doit dater de la fin des années 1880.

Dès que la machine sera remise en état de marche (trouvée sur un vide-grenier en plein air, elle a quelque peu souffert du manque d'attention de ces précédents propriétaires), je vous en montrerai des photos.

*
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Cet article est aussi fait pour discuter d'une récente publication parue dans le magazine Quilt Country n°31.
Il traite des machines Singer Featherweight.

Je précise que j'ai envoyé, suite à la lecture de cet article un long message documenté à la rédaction mais que je n'en ai eu aucune réponse....

Cet article, dans un magazine français est, semble t-il, une simple traduction d'un article paru en anglais, probablement dans un autre magazine.
Il n'est nullement fait mention du nom sous lequel cette machine a été vendue en France : "Poids Plume" et les informations données ne correspondent pas au marché français de la machine d'occasion/collection.
Encore plus bizarre, le seul lien internet donné est vers un site commercial anglais dont les prix sont extrêmement élevés et sans commune mesure avec les prix français.
Les pages que j'ai consacrées à cette machine (voir sous la rubrique 221 et 222) sont totalement passées sous silence alors qu'elles sont en ligne depuis de nombreuses années.
Je vous invite à vous y reporter pour plus de renseignements et si vous avez des question, il y a le forum ou en m'écrivant directement.
*
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Je termine en vous montrant un extrait du manuel de la Bacle qui prouve bien qu'on matelassait machine au XIXème siècle!! Il y avait même la possibilité de régler la largeur des intervalles entre les lignes de couture!

04 avril 2013

Une superbe trouvaille sur Gallica

Il m'arrive souvent de pester contre les défauts des numérisations de textes anciens par notre bibliothèque nationale mais quand on trouve un bijou comme celui que je vous présente, c'est la fête!

Publié en 1897, il s'agit d'un catalogue général de toutes les marques déposées (nom et images) par les nombreux fabricants de fil de lin et coton dans la région du Nord.
D'abord au Conseil des Prud'hommes entre 1812 et 1857 puis, la législation évoluant, au Tribunal de Commerce entre 1857 et 1895.

C'est un gros livre de quasi 400 pages, hélas sans illustrations (nombreuses pages vierges) mais qui vous permettra, si vous êtes collectionneuses d'images, de chromo, de carte à fil de trouver une datation pour vos trésors.
Attention, c'est une simple numérisation en image (pas de recherche dans le texte....

Lien Gallica sur cette page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k374616v
Peut-être vous souvenez-vous de ma fameuse bobine "A la croix de malte" dont je ne pouvais identifier la provenance.
Voici les renseignements apportés par le document :


A la Croix de Malte : déposé le 22 avril 1854 par Picavet Ainé puis de nouveau le 20 février 1872 par Rogez et Cie.

Pour faciliter vos recherches, voici la table des matières du document:


Quel dommage qu'il n'y ait pas d'illustration mais des textes sont parfois savoureux que je vous laisse découvrir 

 Dans la seconde partie, outre la recherche éventuelle des objets que vous possédez, il est intéressant de noter l'incroyable diversité des dépôts pour les différentes marques.
Bien entendu, comme au début du siècle, les simples vignettes et étiquettes de pelote mais aussi :
  • enveloppes et bandes de toutes couleurs (solférino??, bleu d'orient, azuline, vermillon chagrin??,)
  • cartes de toutes formes
  •  bobines
  • étiquettes, boites





22 janvier 2013

Petite collection de rien du tout...

Comme je viens d'y ajouter deux nouveautés, j'en ai profité pour refaire une galerie complète que vous pouvez aussi voir en diaporama.

N'est pas étonnant une aussi grande diversité pour un objet certes très utile mais néanmoins basique?


30 novembre 2012

Machine à coudre jouet

Elle doit avoir le même âge que moi! mais très pimpante (comment vous dites? plus que moi???)


Sur le plateau, on lit la gravure suivante:
BERLIN
Made in Germany
US-Zone
D'après le gros livre consacré aux machines F.W.Müller par les Koym, l s'agit du modèle N1 dit "Regina new" 
C'est une machine uniquement à manivelle dont l'aiguille est encore d'un type ancien qui ne se fabrique plus. Sa fabrication a commencé en 1953, elle est en zinc moulé sur base acier.
Elle coud encore fort bien.  Vous pouvez la trouver en version, rouge, verte et métallisée.

Troisième main ... suite

 Comme j'en avais parlé dans l'article "serre-étoffes" de mon site ( sur cette adresse), la troisème main fabriquée par Singer était au catalogue des années cinquante.

  

C'est véritablement utile pour la couture à la main.


J'ai eu la surprise en achetant l'une de mes dernières trouvailles en brocante de trouver aussi un pince-étoffe Singer et , surprise, il est différent de celui que je possédais.
 
Les deux appareils sont tout simplement fabriqués de façon perpendiculaire. Étonnant de trouver deux formes différentes dans une même marque, pour un même appareil et qui plus est à la même époque. Comme quoi, les brevets ne passaient pas si facilement l'Atlantique au siècle dernier.

Le modèle USA

Le modèle France



22 août 2012

Pour amateurs d'histoire et de machines à coudre


Une très bonne nouvelle vient de tomber : le livre de Grace Rogers Cooper : "The Invention of the Sewing Machine" a été inclus dans le projet Gutenberg et sa transcription en ebook gratuit et téléchargeable est terminée et dorénavant à la disposition de tous.

Les liens de téléchargement en fonction de votre moyen de lecture (liseuse, ordinateur, tablette...) sont sur cette page:

Voila donc, à la portée de chacun (livre en anglais) la partie historique, les noms des inventeurs, les dates des brevets, les fabricants...

27 juin 2012

Des bleus pour du blanc

Ne craignez pas que je vienne de me transformer en supporter d'une équipe de football!! Non les bleus en question sont bien proches de notre passion, le textile puisqu'il s'agit des bleus pour l'azurage du linge.

Comme souvent, à l’origine de cette petite recherche que je souhaite partager avec vous, il y a une toute petite trouvaille de brocante.
Là, c'est ce petit chromo avec deux enfants et si je l'ai acheté c'est à cause de son verso qui était consacré à une industrie de la ville jurassienne de Dole (dans laquelle nous avons des attaches familiales).


La société Balois commercialisait donc des "boules" de bleu. A l'époque où l'on faisait la lessive à la main, c'était un produit à dissoudre dans l'eau de rinçage. Une très légère "teinture" du coton avec ce produit permettait une meilleure réflexion de la lumière et donc de paraître plus blanc.
D'ailleurs , encore aujourd'hui les lessives contiennent des azurants.

Sur la reproduction du verso, on peut voir un tampon indiquant que la société Balois  a été reprise par E.Guimet.
Emile Guimet a succédé à son père à partir de 1860 et jusqu'en 1900. Vous pourrez lire toute l'histoire de sa famille en cliquant sur cette page.
 Voici une autre image , cette fois une étiquette de boite avec les noms Balois/Guimet. Elle est particulièrement belle et de grande taille (10 x 16cm);

 Ne manquez pas, si vous avez l'occasion d'une visite parisienne d'aller au musée Guimet, car l'industriel a fait profiter le public de ses voyages (principalement en Orient) . Toutes les infos ici.

Ce que j'aime par-dessus tout, c'est, à partir d'une toute petite chose, d'essayer d'en savoir un peu plus.
Voila que mes recherches sur l'industrie à Dole, me donne cette adresse : Inventaire du patrimoine culturel.
Donc, en plus de Balois/Guimet, on trouve une autre entreprise : Chevalier. Et, par chance, de vieux papiers sont en ligne:
 1918 est la date de cette facture et le nom complet de l'entreprise : Tassinot et Chevalier.
J'ai trouvé et acheté une ancienne boite car ces fameuses "boules" m’intriguaient. A quoi ressemblaient-elles?
Surprise et émerveillement, la boite de "Bleu Helvetia" contenait non seulement de petites boules (approx 1,3cm) d'un bleu intense comme j'en avais rarement vu et aussi des"pastilles" de 3,5cm de diamètre, d'un bleu plus sombre.
 




 Pourquoi ces deux présentations? De quelle matière première sont tirés ces bleus? Bleu d'indigo, bleu d'outremer... ces questions restent pour moi sans réponses. Pas plus M.Google que les vieux livres de chimie ou les vieux livres d'enseignement du ménage que je possède n'avaient de réponse précise. Quelques infos sur cette page.
J'ai même demandé à des personnes  nées entre les deux guerres, mais si elles se souviennent bien de l'emploi de la lessiveuse et des blocs de bleu, je n'ai pas trouvé de détails plus conséquents.
Si vous en savez plus que moi, si vous avez des liens, n'hésitez pas à les mettre dans un commentaire.

Voici d'ailleurs le bleu en usage au milieu du XXème siècle.Ma brocante locale en avait encore un sachet caché entre deux vieux machins...

C'est cette société américaine qui a repris les activités du groupe Guimet.

Encore un vieux papier: une facture de 1918 aussi, pour la société C.A.Henry à Tournus. Cette fois, rien, aucune information ne semble disponible sur les archives industrielles de cette ville.Et pourtant, l'usine, au bord de la Saône semble importante.
 Pour terminer cet article, des images de la boite de bleu "Au Neptune". Encore deux présentations dans la même boite: de jolies boules bleu outremer et des pastilles, cette fois en forme de fer à repasser.



 Leur prix indiqué, de 5 centimes, semble montrer qu'elles devaient se vendre à l'unité.
Je ne peux pas résister, en conclusion, de vous reproduire la publicité de la maison Henry. De la "réclame" comme on n'en fait plus....