Lors d'un vide-grenier estival, j'ai récupéré une page de tarif publicitaire datant approximativement de 1886 pour des cardeuses à laine.
De nos jours, on pense à l’utilisation qu'en font les personnes qui veulent filer leur propre laine et achètent des toisons d'origine. Mais à cette époque, la machine est liée au métier de matelassier.
En effet, les bons matelas sont fait d'une couche de crin entre deux couches de laine, le tout cousu dans une enveloppe faite de ce coutil dit "toile à matelas" avec ses rayures bien reconnaissables.
Cela dit, au bout de quelques années d'utilisation, la laine se tasse et il faut donc refaire le matelas en cardant de nouveau le matériau pour lui redonner du gonflant. Voici le lien d'un blog où l'on explique la méthode:(Cliquez ici).
On ne transporte pas le matelas chez le matelassier...c'est lui qui vient chez l’habitant d'où la machine portative avec ses grandes roues.
Il est noté sur le prospectus que toute personne ou enfant peut s'en servir sans apprentissage ni fatigue.
L'arbracigogne
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04 septembre 2015
28 mai 2015
Oberkampf et la toile de Jouy
Un nouveau livre à prix abordable vient d'être publié par Etienne Malet avec une préface d'Eric Orsenna.
L'auteur est le président de l'association des amis du Musée de Jouy-en-Josas et le sous-titre en est évocateur :
L'auteur est le président de l'association des amis du Musée de Jouy-en-Josas et le sous-titre en est évocateur :
vivre pour entreprendre : Journal de l'inventeur de la Toile de Jouy (1738-1815)
Voir le livre sur Amazon
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06 janvier 2014
Archives tissus (suite)
Cet article fait suite à celui-ci et il se trouve qu'un sujet parallèle vient d'être publié sur le blog des abeilles.
Là-bas, on se lamente sur la baisse de qualité de ces tissus repro d'anciens vendus fort chers mais dont les couleurs palissent très vite.
Les renseignements supplémentaires que je cherchais sont maintenant disponibles.
L’exposition du Musée d'impression sur étoffes de Mulhouse dont je parlais a donc eu lieu en 1997. Mais malheureusement, le musée, n'a aucune archive en ligne si ce n'est l'affiche.
La collection était celle de Mme Gaby H. Burkert mais, cette dame semble décédée depuis 2009 et je ne trouve aucune mention de sa collection sur les sites de quilts américains.
A cette époque, sans logiciel de dessin de quilt ni d'APN, il ne me reste à vous faire partager que deux cartes postales des quilts.
Comme le précisait Mme Burkert lors de cette exposition et en regard des catalogues de tissus du musée, on retrouvait dans ces quilts des étoffes de coton datées de la fin du XVIIIème siècle.
Si cela peut vous intéresser pour vos dessin de patchwork type anciens, j'avais fait quelques croquis de blocs, remis ensuite au propre et soigneusement conservés dans mes gros classeurs:
Dans l'un des commentaires de l'article de Katell, une lectrice parle de tissus imprimés par passages sur de multiples rouleaux, chacun imprimant une couleur différente. C'est la méthode traditionnelle mais dans mon précédent article, c'est de l'utilisation de l’impression numérique dont je parlais car elle me semble une bonne solution pour ré-imprimer et ré-utiliser les trésors de nos archives françaises.
Depuis quelques mois, la région Alsace essaye de développer un label pour ces entreprises du secteur textile. Voir l'article du journal l'Alsace.
Il existe aussi cette entreprise : Alsatextiles qui fait justement de l'impression numérique à façon.
C'est une petite entreprise mais dont on commence à parler (voir cet article de journal) et qui peut aussi se visiter (lien).
Voila, les informations que j'ai pu réunir sont à votre disposition...qui permettra pour la première fois d'utiliser dans un quilt de beaux tissus imprimés en France?
Là-bas, on se lamente sur la baisse de qualité de ces tissus repro d'anciens vendus fort chers mais dont les couleurs palissent très vite.
Les renseignements supplémentaires que je cherchais sont maintenant disponibles.
Les tissus d'archives
L’exposition du Musée d'impression sur étoffes de Mulhouse dont je parlais a donc eu lieu en 1997. Mais malheureusement, le musée, n'a aucune archive en ligne si ce n'est l'affiche.
La collection était celle de Mme Gaby H. Burkert mais, cette dame semble décédée depuis 2009 et je ne trouve aucune mention de sa collection sur les sites de quilts américains.
A cette époque, sans logiciel de dessin de quilt ni d'APN, il ne me reste à vous faire partager que deux cartes postales des quilts.
![]() | |
| Touching Star with chintz border, vers 1820-1830 |
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| Plantation sampler quilt , mid XIXth century |
Si cela peut vous intéresser pour vos dessin de patchwork type anciens, j'avais fait quelques croquis de blocs, remis ensuite au propre et soigneusement conservés dans mes gros classeurs:
L'impression numérique
Dans l'un des commentaires de l'article de Katell, une lectrice parle de tissus imprimés par passages sur de multiples rouleaux, chacun imprimant une couleur différente. C'est la méthode traditionnelle mais dans mon précédent article, c'est de l'utilisation de l’impression numérique dont je parlais car elle me semble une bonne solution pour ré-imprimer et ré-utiliser les trésors de nos archives françaises.
Depuis quelques mois, la région Alsace essaye de développer un label pour ces entreprises du secteur textile. Voir l'article du journal l'Alsace.
Il existe aussi cette entreprise : Alsatextiles qui fait justement de l'impression numérique à façon.
C'est une petite entreprise mais dont on commence à parler (voir cet article de journal) et qui peut aussi se visiter (lien).
Voila, les informations que j'ai pu réunir sont à votre disposition...qui permettra pour la première fois d'utiliser dans un quilt de beaux tissus imprimés en France?
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01 janvier 2014
Archives : trouvailles ou pillage?
En fin de matinée (sans doute les bonnes résolutions de l'année nouvelle!), je me suis mise à ranger les alentours du bureau dans mon atelier.
Sur le mur adjacent, j'ai installé plusieurs plaques de liège épais qui me permettent de punaiser des bricoles au fur et à mesure des semaines qui passent.
Mais, dans un coin, il y a un petit bloc de patch qui me suit depuis plusieurs déménagements; toujours des couleurs aussi fraîches bien qu'il soit constamment exposé à l'air et à la lumière.
Depuis combien de temps est-il là? et me voila plongée dans ma collection de revues "Les Nouvelles du Patchwork" car je sais bien que j'avais écrit un article sur le sujet.
En recoupant souvenir et feuilletage des archives, je retrouve ce numéro : le 73 de Juin 2002 (voir p68 et 69).
Cette année là, le Musée d'Impression sur Étoffes de Mulhouse venait d'acheter les archives de l'usine Texunion et les présentait au public. Mais lors de cette inauguration, j'avais eu la possibilité de voir aussi les essais de la première chaine d'impression textile numérique.
A partir d'un des échantillons de leur fabuleuse bibliothèque, l'ordinateur permettait de scanner, retraiter le dessin puis imprimer en grande largeur sur une imprimante spéciale à jet d'encre.
C'est donc un échantillon qu'on m'avait donné ce jour là que j'avais transformé en l'un des petits blocs du DJ.
Dans le texte écrit en 2002, j'espérais que cette technique nouvelle soit à l'origine de réimpressions de tissus d'archives pour des patchworks traditionnels.
Hélas, mille fois hélas... que nenni! pas plus de réimpressions que de tissus d'archives. L'année suivante, en décembre 2003, l'étude de commissaires priseurs Mercier et Cie vendait aux enchères les archives textiles Boussac (Manufacture d'Impression de Wesserling). J'en ai conservé le splendide catalogue mais quasi aucun des livres d’échantillons, empreintes et croquis (de 1827 à 1987) n'a pu rester en France. Tout est parti, à prix d'or, au Japon et aux USA.
Et maintenant, nous voyons apparaitre les "très beaux" tissus "copies d'anciens"... certes copies de tissus français mais vendus par des manufactures japonaises, sur des sites américains...et qui sait , peut-être imprimés à bas coût dans quelque pays asiatique peu regardant sur l'écologie des teintures et la protection sociale de ses salariés...
Voici quelques images et textes qui vous montreront ces pillages :
Sur le mur adjacent, j'ai installé plusieurs plaques de liège épais qui me permettent de punaiser des bricoles au fur et à mesure des semaines qui passent.
Mais, dans un coin, il y a un petit bloc de patch qui me suit depuis plusieurs déménagements; toujours des couleurs aussi fraîches bien qu'il soit constamment exposé à l'air et à la lumière.
Depuis combien de temps est-il là? et me voila plongée dans ma collection de revues "Les Nouvelles du Patchwork" car je sais bien que j'avais écrit un article sur le sujet.
En recoupant souvenir et feuilletage des archives, je retrouve ce numéro : le 73 de Juin 2002 (voir p68 et 69).
| 1869 - impression sur coton |
A partir d'un des échantillons de leur fabuleuse bibliothèque, l'ordinateur permettait de scanner, retraiter le dessin puis imprimer en grande largeur sur une imprimante spéciale à jet d'encre.
C'est donc un échantillon qu'on m'avait donné ce jour là que j'avais transformé en l'un des petits blocs du DJ.
Dans le texte écrit en 2002, j'espérais que cette technique nouvelle soit à l'origine de réimpressions de tissus d'archives pour des patchworks traditionnels.
Hélas, mille fois hélas... que nenni! pas plus de réimpressions que de tissus d'archives. L'année suivante, en décembre 2003, l'étude de commissaires priseurs Mercier et Cie vendait aux enchères les archives textiles Boussac (Manufacture d'Impression de Wesserling). J'en ai conservé le splendide catalogue mais quasi aucun des livres d’échantillons, empreintes et croquis (de 1827 à 1987) n'a pu rester en France. Tout est parti, à prix d'or, au Japon et aux USA.
Et maintenant, nous voyons apparaitre les "très beaux" tissus "copies d'anciens"... certes copies de tissus français mais vendus par des manufactures japonaises, sur des sites américains...et qui sait , peut-être imprimés à bas coût dans quelque pays asiatique peu regardant sur l'écologie des teintures et la protection sociale de ses salariés...
Voici quelques images et textes qui vous montreront ces pillages :
Robert Kaufman - Collection "Marquis" - lien-
RJR - by Pandolf - Maison Bleue -lien-
Moda - French General - Josephine -lien-
Moda - 3 Sisters - Vin du jour - lien-
Il y aura un second article sur le sujet mais je suis toujours à la recherche d'infos et cette période de l'année n'est pas très favorable. Rendez-vous donc sur cet article
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13 décembre 2013
Back Loop 10
Mon dernier article vient d'être publié sur le webzine In the Loop et vous pourrez le lire en cliquant ici.
J'y montre une petite collection d'appareils qui utilisent la laine pour des tissages divers et variés.
En revoyant mon texte et les nombreuses illustrations, je viens de me rendre compte que celle du petit "Tissor Fredos" n'y était pas. Je vous la remets donc ici.
Et juste pour fleurir un peu cet hiver brouillardeux, quelques fleurs de laine :
J'y montre une petite collection d'appareils qui utilisent la laine pour des tissages divers et variés.
En revoyant mon texte et les nombreuses illustrations, je viens de me rendre compte que celle du petit "Tissor Fredos" n'y était pas. Je vous la remets donc ici.
Et juste pour fleurir un peu cet hiver brouillardeux, quelques fleurs de laine :
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09 septembre 2013
Le plaisir des matières naturelles
Fin juillet, a eu lieu dans le Lot, une grande fête de la laine à laquelle je n'ai hélas pas pu me rendre.
Photos en cliquant ici
Mais j'avais vu que l'un des éleveurs locaux de cette belle brebis caussenarde vendait des couvre-pieds piqués à l'ancienne. Qui dit couvre-pieds dit patchwork et matelassage et je me suis renseignée sur la disponibilité de ce qui s'appelle de la laine nappée.
Je viens d'en recevoir un kilo d'une superbe teinte crème, mousseuse et qui a un gonflant exceptionnel.
La toison est propre, sans odeur avec seulement quelques brins de végétal comme on en trouve dans la laine islandaise.
Je pense qu'elle pourrait tout à fait être filée mais je n'ai pas encore contracté ce virus!!
La nappe de 1kg mesure approximativement 1m x 2m.
Il ne me reste plus qu'à faire des essais et comme je viens de commander un assortiment de flanelles de coton, je crois qu'un beau plaid d'hiver devrait être prévu dans les mois à venir!
Si vous souhaitez, vous aussi, voir les brebis ou commander des produits bien de chez nous, l’association La Caussenarde a un site - cliquer ici.
Photos en cliquant ici
Mais j'avais vu que l'un des éleveurs locaux de cette belle brebis caussenarde vendait des couvre-pieds piqués à l'ancienne. Qui dit couvre-pieds dit patchwork et matelassage et je me suis renseignée sur la disponibilité de ce qui s'appelle de la laine nappée.
Je viens d'en recevoir un kilo d'une superbe teinte crème, mousseuse et qui a un gonflant exceptionnel.
La toison est propre, sans odeur avec seulement quelques brins de végétal comme on en trouve dans la laine islandaise.
Je pense qu'elle pourrait tout à fait être filée mais je n'ai pas encore contracté ce virus!!
La nappe de 1kg mesure approximativement 1m x 2m.
Il ne me reste plus qu'à faire des essais et comme je viens de commander un assortiment de flanelles de coton, je crois qu'un beau plaid d'hiver devrait être prévu dans les mois à venir!
Si vous souhaitez, vous aussi, voir les brebis ou commander des produits bien de chez nous, l’association La Caussenarde a un site - cliquer ici.
06 avril 2013
Coussin pour se reposer en voiture
Un modèle pour le passager, bien pratique pour les longs trajets où l'on se partage les kilomètres.
Le modèle n'est pas du tout de moi mais de ce site.
Comme il est en anglais, je vous ai fait quelques photos lors de ma réalisation pour aider celles qui sont moins à l'aise avec l'anglais.
Pour ce coussin, j'ai choisi des cotonnades provençales. Ce sont des tissus plus épais que du tissu patchwork ordinaire et donc plus solides.
Repasser les 3 rectangles et les empiler en épinglant le gabarit sur le dessus. Un mini cutter rotatif est l'outil idéal pour couper les 3 épaisseurs y compris dans les courbes.
Avant d’ôter le gabarit, faire deux encoches sur le point indiqué par une étoile. Elles serviront de marque pour le début et la fin des coutures.
Coudre avec une marge de 0,8cm pour des coutures plus solides. Régler votre machine à un point plutôt petit et coudre doucement pour bien marquer les arrondis.
Coudre endroit contre endroit les deux premiers morceaux entre les marques; faire de même avec le morceau trois en intercalent dans la couture, si vous le souhaitez, deux boucles de ruban.
Pendant la troisième couture pour fermer le coussin, laisser une ouverture de 8 cm en cousant à angle droit jusqu'au bord et en doublant cette couture pour la renforcer.
Repasser cette ouverture pour bien marquer le pli. Pour un tel coussin il faut approximativement 300g de polyester. Prenez soin de bien bourrer les angles mais ne remplissez pas trop pour que l'ensemble reste confortable.
Terminer par une belle couture en "vous et moi" (voir schéma ci-dessus) pour refermer le coussin.
Le modèle n'est pas du tout de moi mais de ce site.
Comme il est en anglais, je vous ai fait quelques photos lors de ma réalisation pour aider celles qui sont moins à l'aise avec l'anglais.
Le gabarit est à télécharger sur ce lien. Faire 4 impressions à 100%, découper les formes et les coller bord à bord avec du scotch.
Repasser les 3 rectangles et les empiler en épinglant le gabarit sur le dessus. Un mini cutter rotatif est l'outil idéal pour couper les 3 épaisseurs y compris dans les courbes.
Avant d’ôter le gabarit, faire deux encoches sur le point indiqué par une étoile. Elles serviront de marque pour le début et la fin des coutures.
Coudre avec une marge de 0,8cm pour des coutures plus solides. Régler votre machine à un point plutôt petit et coudre doucement pour bien marquer les arrondis.
Coudre endroit contre endroit les deux premiers morceaux entre les marques; faire de même avec le morceau trois en intercalent dans la couture, si vous le souhaitez, deux boucles de ruban.
Pendant la troisième couture pour fermer le coussin, laisser une ouverture de 8 cm en cousant à angle droit jusqu'au bord et en doublant cette couture pour la renforcer.
Repasser cette ouverture pour bien marquer le pli. Pour un tel coussin il faut approximativement 300g de polyester. Prenez soin de bien bourrer les angles mais ne remplissez pas trop pour que l'ensemble reste confortable.
Terminer par une belle couture en "vous et moi" (voir schéma ci-dessus) pour refermer le coussin.
Bon voyage!!
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22 décembre 2012
Fil à broder : appel aux détectives
Sur son superbe blog, Sylvaine avait lancé la question là et là en nous montrant une partie de sa collection d'images de boites à fils.
Nous avions pu lire aussi dans les articles et les messages les liens vers des sites de musées et surtout un lien vers le site Thiriez qui recense pratiquement tout ce qui s'est fait en France.
Mais voilà que je trouve au fond d'une boite d’accessoires de machine ces éléments :
Il n'y a plus le fil mais compte tenu du terme employé, il devait s'agir d'une pelote ronde et de fil unibrin assez gros : un coton ou un lin.
La marque revendique le nom "A la croix de Malte" mais le symbole officiel de la croix de Malte est un insigne à 8 pointes comme celui-ci :
Le dessin employé par notre marque mystère est donc plutôt celui dessiné au début du XIXème par K.F Schinkel, architecte allemand et utilisé comme le symbole de l'ordre de la croix de fer et de l'armée allemande (encore actuellement).
Il est d'ailleurs remarquable que cette croix carrée soit connue actuellement sous le nom de croix de Malte.
Est-ce parce que cela "blanchit" sa sulfureuse et tragique utilisation par les nazis?
Qui pourra nous donner le nom exact de cette marque de fil? Est-ce une marque allemande?
Nous avions pu lire aussi dans les articles et les messages les liens vers des sites de musées et surtout un lien vers le site Thiriez qui recense pratiquement tout ce qui s'est fait en France.
Mais voilà que je trouve au fond d'une boite d’accessoires de machine ces éléments :
Il n'y a plus le fil mais compte tenu du terme employé, il devait s'agir d'une pelote ronde et de fil unibrin assez gros : un coton ou un lin.
La marque revendique le nom "A la croix de Malte" mais le symbole officiel de la croix de Malte est un insigne à 8 pointes comme celui-ci :
Le dessin employé par notre marque mystère est donc plutôt celui dessiné au début du XIXème par K.F Schinkel, architecte allemand et utilisé comme le symbole de l'ordre de la croix de fer et de l'armée allemande (encore actuellement).
Il est d'ailleurs remarquable que cette croix carrée soit connue actuellement sous le nom de croix de Malte.
Est-ce parce que cela "blanchit" sa sulfureuse et tragique utilisation par les nazis?
Qui pourra nous donner le nom exact de cette marque de fil? Est-ce une marque allemande?
12 juillet 2012
Vintage, vintage...
Cette fois, ce ne sont ni Singer ni les machines à coudre mais les petits métiers Nicolay dont je viens "enfin" de trouver la revue de démonstration.

Et pour le kitsch (fait froid cette année donc un maillot en laine me semble bien utile)!!

La page avec toutes les photos : http://www.berget.fr/vintage/metier_nicolay.html

Et pour le kitsch (fait froid cette année donc un maillot en laine me semble bien utile)!!

La page avec toutes les photos : http://www.berget.fr/vintage/metier_nicolay.html
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01 juillet 2012
Art textile à Angers
Sacré Blanc - Hommage à Thomas GLEB
*******

Olga Boldyreff
La conquête de la couleur
Dimensions variables, environ 270 x 300
1996-2009
Crochet et tricotin
Né en 1912 (décédé en 1991) Yehouda Chaïm Kalman dit « Gleb »
aurait eu 100 ans en 2012. Ses amis, sa famille et le musée de la tapisserie
contemporaine d’Angers, en collaboration avec le centre de recherche Thomas
Gleb (basé à Angers), ont souhaité lui rendre hommage.
L’exposition Sacré blanc ! Hommage à Thomas Gleb(1912-1991) invite
une cinquantaine d’artistes contemporains sur le thème du blanc et du sacré,
dont les créations seront mises en regard de l’œuvre de Thomas Gleb.
Annette Messager
Histoire des robes
130 x 30 x 8,5
1990
Robe, cheveux, ficelles et épingles à nourrice
Parmi les artistes présents, on peut citer : Marie-Noëlle
Fontan, Jill Galliéni, Françoise
Hoffmann, Marie-Rose Lortet, Annette Messager, Françoise Micoud, Christine
Peyret, Simone Pheulpin, Yves Sabourin…
Le blanc comme moyen d’expression dans le textile, est la « matière
colorée » qui permet de donner à l’œuvre tissée de Thomas Gleb cette forme d’intemporalité
qui s’unit dans la tradition mais aussi dans la modernité avec beaucoup d’aisance.
Le sacré et l’Homme s’unissent au blanc pour exprimer non pas la neutralité ou
le vide, mais au contraire, l’autonomie et la liberté. Le questionnement des
plasticiens invités s’inscrit dans le même espace de création, celui d’une
forme de pureté où le blanc n’est pas monochrome.
Certaines pièces de l’exposition nous rappellent cependant
que le blanc se tâche parfois du rouge de la violence humaine…
Manteau de crânes multicolores en
Tapisserie et perles
86 x 167 x 4
2009
Tissage sur métier basse-lisse et broderie perlée,
fils de laine, lurex, perles de corail et d’agate
Modernité par la couleur mais aussi par la variété des
supports utilisés : la broderie, la céramique, la dentelle, le dessin, l’installation,
l’ornement, la photo, la peinture, la sculpture, la tapisserie, le tissage et
le vêtement.
Informations pratiques
Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine
4, boulevard Arago - 49100 Angers
Horaires d’ouverture :
Jusqu’au 16 septembre : tous les jours de 10h à 18h30
A partir du 18 septembre : du mardi au dimanche de 10h à 12h
et de 14h à 18h
Tarifs : 4 € / 3 €
Informations complémentaire pour Angers
Office de tourisme d’Angers Loire Métropole
7, place
Kennedy — 49051 Angers cedex 02
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Sortie art contemporain en Ille et Vilaine
L'exposition dont je vous parle est ouverte gratuitement dans un lieu superbe : le parc d'Ar Milin à Chateaubourg, à quelques kilomètres de Rennes sur la route de Paris.
Ce "Jardin des Arts", réalisé avec le concours de l'association des Entrepreneurs Mécènes offre des expositions de land art et d'art contemporain avec des œuvres à demeures et des expositions temporaires.
L'entrée du parc est accessible à tous (y compris personnes handicapées) et la ballade dans ce lieu verdoyant sur les bords de la Vilaine et près du vieux moulin est en elle-même une bonne idée de sortie pour l'été.
Cette année, je vous propose un point spécial pour Edith Meusnier et pour Guy Lorgeret.
La première, de Aumont sur Halatte (cliquez ici pour son site personnel) présente de très grands anneaux métalliques tressés plus ou moins finement de bolduc. L'ensemble de ces "bulles" , disséminées sous les arbres oscille doucement dans le vent.
********
Guy Lorgeret de Redon (Cliquez ici pour son site personnel) à choisi de récupérer et de mettre en scène, vieux textiles et vieux vélos pour un immense cortège de cyclistes dans un envol poétique.
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Exposition en fin d'année à Paris
Du 26 octobre 2012 au 13 janvier 2013, le musée de l’Armée proposera l’exposition:
Avec armes et bagages… dans un mouchoir de poche !
à ’Hôtel national des Invalides.
Horaires: De 10h à 18h jusqu’au 31 octobre – de 10h à 17h à partir du 1er novembre.
Fermé le 25 déc. et le 1er janv.
Musée de l’Armée - Hôtel national des Invalides - 129, rue de Grenelle - 75007 Paris
Plus de 200 pièces de collection réunies pour comprendre un objet « multifonction».
L’exposition réunira 60 carrés en tissu imprimé, du plus modeste au plus luxueux, accompagnés d’œuvres et d’objets divers: peintures d’histoire, dessins, estampes, photographies, cartes postales, armes, pièces d’uniformes et objets du quotidien. Cet Ensemble permettra de mieux comprendre et apprécier l’originalité de ces carrés, leur signification et leurs fonctions au sein de la société; en particulier à la fin du XIXe et au début du XXe siècles qu’ils évoquent de manière aussi saisissante qu’inattendue.
Organisée de façon thématique, l’exposition guide la progression des visiteurs en leur dévoilant les uns après les autres tous les aspects (formats,motifs…) et les usages de ces mouchoirs et foulards.
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27 juin 2012
Des bleus pour du blanc
Ne craignez pas que je vienne de me transformer en supporter d'une
équipe de football!! Non les bleus en question sont bien proches de
notre passion, le textile puisqu'il s'agit des bleus pour l'azurage du
linge.
Comme souvent, à l’origine de cette petite recherche que je souhaite partager avec vous, il y a une toute petite trouvaille de brocante.
Là, c'est ce petit chromo avec deux enfants et si je l'ai acheté c'est à cause de son verso qui était consacré à une industrie de la ville jurassienne de Dole (dans laquelle nous avons des attaches familiales).
Là, c'est ce petit chromo avec deux enfants et si je l'ai acheté c'est à cause de son verso qui était consacré à une industrie de la ville jurassienne de Dole (dans laquelle nous avons des attaches familiales).

La société Balois commercialisait donc des "boules" de bleu. A l'époque où l'on faisait la lessive à la main, c'était un produit à dissoudre dans l'eau de rinçage. Une très légère "teinture" du coton avec ce produit permettait une meilleure réflexion de la lumière et donc de paraître plus blanc.
D'ailleurs , encore aujourd'hui les lessives contiennent des azurants.
Sur la reproduction du verso, on peut voir un tampon indiquant que la société Balois a été reprise par E.Guimet.
Emile Guimet a succédé à son père à partir de 1860 et jusqu'en 1900. Vous pourrez lire toute l'histoire de sa famille en cliquant sur cette page.
Voici une autre image , cette fois une étiquette de boite avec les noms Balois/Guimet. Elle est particulièrement belle et de grande taille (10 x 16cm);
Ne manquez pas, si vous avez l'occasion d'une visite parisienne d'aller au musée Guimet, car l'industriel a fait profiter le public de ses voyages (principalement en Orient) . Toutes les infos ici.
Ce que j'aime par-dessus tout, c'est, à partir d'une toute petite chose, d'essayer d'en savoir un peu plus.
Voila que mes recherches sur l'industrie à Dole, me donne cette adresse : Inventaire du patrimoine culturel.
Voila que mes recherches sur l'industrie à Dole, me donne cette adresse : Inventaire du patrimoine culturel.
Donc, en plus de Balois/Guimet, on trouve une autre entreprise : Chevalier. Et, par chance, de vieux papiers sont en ligne:
1918 est la date de cette facture et le nom complet de l'entreprise : Tassinot et Chevalier.
J'ai trouvé et acheté une ancienne boite car ces fameuses "boules" m’intriguaient. A quoi ressemblaient-elles?
Surprise et émerveillement, la boite de "Bleu Helvetia" contenait non seulement de petites boules (approx 1,3cm) d'un bleu intense comme j'en avais rarement vu et aussi des"pastilles" de 3,5cm de diamètre, d'un bleu plus sombre.
Pourquoi ces deux présentations? De quelle matière première sont tirés ces bleus? Bleu d'indigo, bleu d'outremer... ces questions restent pour moi sans réponses. Pas plus M.Google que les vieux livres de chimie ou les vieux livres d'enseignement du ménage que je possède n'avaient de réponse précise. Quelques infos sur cette page.
J'ai même demandé à des personnes nées entre les deux guerres, mais si elles se souviennent bien de l'emploi de la lessiveuse et des blocs de bleu, je n'ai pas trouvé de détails plus conséquents.
Si vous en savez plus que moi, si vous avez des liens, n'hésitez pas à les mettre dans un commentaire.
J'ai même demandé à des personnes nées entre les deux guerres, mais si elles se souviennent bien de l'emploi de la lessiveuse et des blocs de bleu, je n'ai pas trouvé de détails plus conséquents.
Si vous en savez plus que moi, si vous avez des liens, n'hésitez pas à les mettre dans un commentaire.
Voici d'ailleurs le bleu en usage au milieu du XXème siècle.Ma brocante locale en avait encore un sachet caché entre deux vieux machins...
C'est cette société américaine qui a repris les activités du groupe Guimet.
Encore un vieux papier: une facture de 1918 aussi, pour la société C.A.Henry à Tournus. Cette fois, rien, aucune information ne semble disponible sur les archives industrielles de cette ville.Et pourtant, l'usine, au bord de la Saône semble importante.
Pour terminer cet article, des images de la boite de bleu "Au Neptune". Encore deux présentations dans la même boite: de jolies boules bleu outremer et des pastilles, cette fois en forme de fer à repasser.
Leur prix indiqué, de 5 centimes, semble montrer qu'elles devaient se vendre à l'unité.
Je ne peux pas résister, en conclusion, de vous reproduire la publicité de la maison Henry. De la "réclame" comme on n'en fait plus....
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